Faîtes du sport… dans votre tête

Le sport commence à sérieusement vous manquer ? Et vous craignez d’être moins performant(e) lors de la reprise des entraînements ? Alors pourquoi ne pas tester des séances de simulation sportive… ?

 

Tennis, gymnastique, saut en longueur, handball, arts martiaux, natation synchronisée… quel que soit le sport que vous pratiquez, en temps normal, vos performances s’améliorent au fil des entraînements.

Et ces progrès ne sont pas les fruits du hasard, mais d’un ensemble de réflexes et de techniques acquis par le cerveau et le corps à force de répétition.

Sauf que depuis le confinement, vous êtes forcément moins assidus. Et vous seriez prêt(e) à tout pour rester connecté(e) à votre pratique… Pourquoi ne pas tester des séances de simulation sportive ?

Une approche développée en France par Claires Calmels, chercheuse en neurosciences cognitives au sein de l’Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance (Insep). Et inspirée de la théorie de Jeannerod.

Le sport, c’est dans la tête

Le principe est simple. Fermez les yeux et concentrez-vous sur une séance de sport, en décortiquant étape par étape chaque geste réalisé.

Il s’agit de visualiser l’enchaînement, comme si vous méditiez scrupuleusement sur votre corps en plein mouvement.

C’est ce que l’on appelle « l’action imagée », détaille Claire Calmels : le sportif peut aussi verbaliser sa séance. Il s’agit de « réciter sa routine dans sa tête ».

Pour vous aider, vous pouvez également visualiser une vidéo de votre discipline en amont de la simulation.

Et après la séance, afin de consolider le travail effectué par votre cerveau. La mémorisation se fera d’autant mieux.

Pourquoi ça marche ?

Cet exercice de simulation sportive active les mêmes zones cérébrales que lorsque vous faîtes du sport, « les zones corticales du cerveau qui s’occupent des aspects moteurs sont mis en jeu ».

« Que l’action soit réelle ou simulée, elle est toujours précédée d’une représentation. »

Et c’est sur ce principe que se base la simulation sportive. Avant même de se mettre en mouvement, « le but, les moyens de l’action et les conséquences sur l’organisme ainsi que l’environnement » permettent au sportif de se projeter dans son entraînement.

Lors d’une séance de sport classique, « l’intention permet l’exécution motrice ». En faisant du sport dans la tête, l’intention est visualisée. Résultat, les informations auditives, visuelles et sensorielles sont traitées et intégrées par le cerveau.

A noter : la simulation sportive fait ses preuves, notamment auprès de sportifs professionnels blessés lorsqu’il s’agit de récupérer sans régresser.

 

Source :DNA